Partager l'article ! Aziza Mustafa Zadeh - Seventh Truth: J'ai bien faillit me lancer dans l'écoute attentive du dernier "Animal Collective" qui aurait su ...
J'ai bien faillit me lancer dans l'écoute attentive du dernier "Animal Collective" qui aurait surement pris un 3/5 parcequ'il est très agréable mais manque du petit quelquechose qui fait que je me dit de temps en temps : "Ah tiens, j'ai bien envie d'écouter ça" mais j'avais envie de dire du bien aujourd'hui alors j'ai plongé dans mes classiques... Ces disques qui ne perdent jamais leur place de ma platine, qui reviennent tout au long des années et qui se lassent jamais mes oreilles.
Pas vraiment du jazz à mes yeux mais difficilement classable ailleurs Aziza Mustafa Zadeh à fait deux disques magnifiques (et pleins d'autres bien aussi), le premier un album jazz pur et dur : Dance of Fire, le second plus facile d'approche (elle est en solo pour un album plus "variétés" du fait de ses arrangements : voix - piano - percussions) mais néanmoins magnifique : Seventh Truth.
Le premier titre de l'album donne le ton du disque tout en étant un des morceaux les plus réussis du disque.
Il commence en douceur : des percussions en reverb, une voix entonnant une mélodie aux accents orientaux. Le piano arrive par un jeu en accord discret, renforcé par la mise en chorale de la voix d'Aziza.
Tout au long du morceaux, le piano et la voix s'enlancent, se tournent autour pour un mariage harmonique parfait et original. Les variations sont subtiles, surprenantes et menent à merveille au final de la chanson.
Le final commence par l'arret net du piano et la mise en avant des percus avec une phrase chantée très rythmée. Les percus s'arrêtent à leur tour et c'est la voie qui prend toute la place avec une montée dans les aïgues façon opéra à la fois surprenante et rafraichissante. Le piano et la voix finissent le morceau par un question-réponse dont elle a le secret.
On se remet de l'énergie du morceau précédent pour une ballade. Les accents orientaux sont toujours là se lovant au sein d'un accompagnement au piano teinté de classique. Tout en nuance, le jeu
du piano n'est jamais ennuyeux toujours inventif et porte la voix d'une façon magnifique.
Ce morceau mélancolique se réveille tout d'un coup (1'44) pour un jeu de piano presque sautillant qui s'amplifie au fur et à mesure que le morceau continue. La voix trainante fait place à une voix rythmée aux variations d'intensité magnifiques de justesse et d'interprétation.
A noter pendant le rendormissement du morceau, les nappes sonores sont faites à la voix, celà change agréablement des violons ou flutes ou synthétiseurs pour donner une dimension chaleureuse là
où généralement on se retrouve avec une dimension guimauvesque.
Un interlude au piano seul, je suis fan de la mélodie qui se dessine au travers de ces accords plaqués, martelés pour donner au final un morceau plein d'énergie.
Un morceau qui commence mal (de la puie comme instrument ?) mais se rattrappe immédiatement. Par une phrase tourbillonante au piano et un chant murmuré du plus bel effet. On notera aussi la présence du basse et d'une batterie qui viennent enrichir un morceau pourtant déjà chargé musicalement.
L'impression ressentie d'énergie latente dans cette intro est palpable. Le piano tourne en rond comme enfermé attendant de sortir de sa cage et, en effet, quand le piano sort de sa reserve, le morceau est sublime d'énergie.
Pas d'ennui le long des 7'10 du morceau tant celui-ci change souvent d'ambiance. Je suis pas fan des incursions d'effet météo dans un morceau mais le tonnerre donne un effet explosif (comme celui de l'emploi de cymbales) du plus belle effet.
Bref le mieux est de se laisser porter à travers toutes ses ambiances et de profiter d'un morceau qui sait ne pas se répéter pour rien.
Une ballade au piano seule, très agréable à écouter mais qui manque un peu de l'énergie des autres morceaux.
Mon morceau préféré de l'album. Les sentiments s'enchaînent les uns après les autres délivré par un piano magnifiquement subtil dans son jeu. Cette note répétée pendant les 30 premières secondes comme si rien ne pouvait changer, qui finit par s'écraser dans les graves, pour mieux remonter et chanter dans les aïgues, pour savoir se faire bleu de temps en temps.
Bref, la partie piano est tout simplement magnifique et les solos, accompagnés par une voie en onomatopée ne déçoivent pas.
La voix, elle, est énergique, crie presque son espoir/desespoir alors que les choeurs sont définitivement tourné du côté bleu (= mélancolique) de la musique.
Encore une ballade dont les meilleurs morceaux sont quand la voix s'envole appuyée par un piano martelé. Un tout petit moins inventif que les précédents morceaux, il n'en reste pas moins une
petite perle d'interprétation.
Un morceau qui porte bien son nom. Au piano seul, elle nous avait enjouée avec Interlude 1 et sait nous faire déprimer avec I Am Sad.
Beaucoup un interlude que le premier, ce morceau n'est pas un morceau.
Il manque à cette beauté sauvage un peu de sauvagerie (comme celle de Lachin par exemple) pour vraiment marquer.
Un piano et une voix sautillante pour une mélodie mélancolique, Aziza aime les contrastes et nous aussi.Des envolées lyriques dont Aziza a le secret, des nappes vocales du plus bel effet, bref un concentré du talent d'Aziza.
Subitle est l'intrusion d'Aziza dans les dissonances, un morceau plus sombre que le reste de l'album , une ambiance qui évolue le long d'une voie instrumentalisée. Il finit en beauté un album sublime.
Sublime, du début jusqu'à la fin. Même si le début est plus inspiré que la fin, le tout reste très cohérent et se laisse redécouvrir à chaque écoute de ce disque qui sont nombreuses chez moi.
0 : Arrêtez de violer mes oreilles
1 : Me fait me lever pour changer de morceau
2 : Je changerais si possible, sinon c'est pas trop grave
3 : J'aime bien l'entendre au détour d'une playlist ou d'un album
4 : J'irai creuser dans ma discothèque pour me le repasser de temps en temps
5 : Passe parfois en boucle chez moi le casque sur les oreilles
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