Vendredi 9 janvier 2009
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18:25
Bon le temps des fêtes et des chants traditionnels est un peu passé mais pourquoi pas se faire un revival noëlistique avec une petite chanson Irlandaise (et aussi un hymne pacifiste parceque
c'est de bonne guerre en ce moment).
Encore les Dropkick Murphys qui ont cette fois fais appel à une armée de flutes pour les appuyer. Les instruments
traditionnels Irlandais ont rarement été aussi énergiques...
Paroles
When on the road to sweet Athy,
Hurroo Hurroo
When on the road to sweet Athy,
Hurroo Hurroo
When on the road to sweet Athy
A stick in the hand, A drop in the eye
A doleful damsel I heard cry
Johnny I hardly knew ya
Where are the eyes that looked so mild,
Hurroo Hurroo
Where are the eyes that looked so mild,
Hurroo Hurroo
Where are the eyes that looked so mild
When my poor heart you first beguiled
Why did ya run from me and the child
Johnny I hardly knew ya
Chorus:
We had guns and drums and drums and guns,
Hurroo Hurroo
We had guns and drums and drums and guns,
Hurroo Hurroo
We had guns and drums and drums and guns
The enemy never slew ya
Johnny I hardly knew ya
Where are the legs with which you run,
Hurroo Hurroo
Where are the legs with which you run,
Hurroo Hurroo
Where are the legs with which you run,
When first you went to carry a gun
Indeed your dancing days are done
Johnny I hardly knew ya
Chorus
You hadn't an arm, you hadn't a leg,
Hurroo Hurroo
You hadn't an arm, you hadn't a leg,
Hurroo Hurroo
You hadn't an arm, you hadn't a leg
You're a spinless, boneless, chickenless egg
You'll Have to be put with the bowl to beg
Johnny I hardly knew ya
Chorus
Analyse
Avec une guitare acoustique, un banjo et un accordéon irlandais, ce titre des Dropkick Murphys ne ressemble pas vraiment au
premier couplet d'une chanson punk mais plutôt à une chanson triste et désespérée. C'est très certainement pour mieux nous assomer de toute la puissance de l'énergie punk et le vent de révolte
qui gicle partout dès le premier refrain.
Une batterie simple mais changeante et entraînante (qui semble pousser le reste du groupe), une ligne de basse au delà des vitesses autorisées, une guitare saturée, des flutes, et le banjo
qui reprennent le thème font que l'énergie transpire de ce morceau. Plusieurs raisons à cela : un thème simple repris par tous les instruments ou presque, un morceau joué très vite et aussi, par
moments, ce jeu de batterie qui consiste à donner un coup de caisse claire sur tous les temps du morceau. Ce sont des trucs qui marchent généralement assez bien. Comparez 3 versions de
Satisfaction (cf.playlist) l'originale (avec un coup de caisse claire sur tous les temps), une version live (jouée au dessus du tempo ordinair)e et une autre version (sans rien de tout ça).
Lesquelles sont les plus énergiques et ne vous donne pas des envies de meurtre ?
Le chant rentre alors en piste alors que les guitares arretent de jouer le thème pour passer sur un accompagnement en accord. Leur jeu à moitié étouffé à moitié sonnant est assez remarquable de
technique (ça dénature un peu l'effet "on sait pas jouer" du punk originel mais est plaisant à l'oreille). Les flutes s'occupent de faire des nappes sonores qui enrobent tout ça sans le gacher.
Des choeurs viennent même se joindre à la voix principale pour encore augmenter la pression de ce morceau.
A la fin du couplet tous les instruments font une pause laissant le chanteur, une flute et le banjo finir leur phrase. Tous reprennent juste avant le début du refrain, ce qui créé un déséquilibre
et donne donc encore de l'énergie, du mouvement dans le morceau.
Le refrain est cette fois-ci chanté. A la fin de celui-ci, encore une pause qui laisse retentir un roulement de caisse claire alors que les cris des guitares se taisent pour laisser chanter les
flutes et l'accordéon.
La rythmique du troisième couplet est jouée en mode reggea (en contre-temps sur tous les temps) ce qui donne un effet sautillant et presque festif à l'ensemble. L'accordéon réussis d'ailleurs à
se faire une place aux côtés des guitares ce qui était plus difficile pour lui sur l'accompagnement initial.
Les refrains et le couplet suivants sont similaires à ceux du début de la chanson.
Un break reprenant l'arrangement de l'intro de la chanson fait encore ressortir le côté triste de la chanson. La voix solo renforce cet effet.
Son côté révolté étant assuré par les instruments électrisés dans une dernière reprise du refrain.
Avis 4/5
Encore une très bonne reprise punk, encore un morceau de punk qui gagne de l'utilisation d'instruments traditionnels Irlandais. Il est à noter aussi que les musiciens assurent avec leurs
instruments pour délivrer tantôt de l'énergie révoltée, tantôt un peu de tristesse. La voix du chanteur est tout simplement parfaite dans son interprétation. Bref, un morceau (et des paroles) qui
valent le coup d'y jeter un coup d'oeil.
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