Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 14:28


Chouette les Residents ne sont pas morts et continuent à sortir des albums. Dommage que leur dernier manque un peu de ce quelque chose un peu fou qui fait qu'on les aime tant. Enfin ils réussissent tout de même à écrire quelques petites perles qui valent de le coup de se pencher dessus. C'est le cas pour ce Rabit Habit.



Analyse

On commence par une intro de basse (qui semble pompée sur le riff de guitare entêtant de l'intro d'Another Brick in the Wall de Pink Floyd). A la fois accompagnement rythmique et mélodique, elle est le support de toute la première partie du morceau.

Le duo voix guitare arrive peu après et joue en questions réponses. Les mélodies semblent assez classiques (le chant me fait penser à du pop/rock anglais - Oasis pour ne pas les citer) mais toujours à la limite de la justesse et avec des sonorités directement sorties d'un autre monde.

Le morceau commence à prendre tournure à partir de 0'48 avec trois notes de guitare saturée posées là pour introduire un accompagnement au clavier d'une dissonance digne des Residents alors que la voix se meurt dans les graves. Alors que la voix agonisent dans les graves, le clavier part sur une phrase encore plus dissonante mais presque sautillante (1'02) qui annonce la mort du chant et de la basse pour introduire la seconde partie du morceau.

Des voix suraïgues entonnent en coeur (ce qu'on qualifiera de refrain de la chanson) appuyées par une boite à rythme subtilement programmée. Les trois notes de guitare sorties d'on ne sait où sont maintenant partie intégrante de l'accompagnement. Jusqu'à sa rébellion (1'26) et sa mise en avant à l'intérieur d'un accompagnement au synthé et à la basse réssucité. Toujours dissonant au possible, le tout reste très agréable à l'oreille.

Le morceau finit par la tenue d'une note fausse au chant délicatement portée par la phrase sautillante de la première partie du morceau.

Avis 4/5

En à peine deux minutes les Residents nous montre encore une fois qu'on peut faire à partir d'une mélodie assez simple un morceau dans lequel on ne s'ennuie pas. De l'electro/pop comme on aimerait en entendre plus souvent.

Par Khiyew - Publié dans : Morceaux - Communauté : Le Monde du Rock
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 17:09

Bon histoire de rigoler un peu, m'est venu l'idée de créer une nouvelle rubrique : "Sur Deezer en ce moment". Grosso modo, jeter une oreille aux albums mis en avant sur la première page de Deezer et en tirer un morceau sympa :)

Malheureusement les choses commencent mal et la selection Deezer est vraiment douteuse (ou alors je suis mal luné en ce moment).


- Sammy Decoster avec son Tucumcari (1/5) montre qu'il est important de bien choisir son compositeur, son parolier et son chanteur... Exemple flagrant de beurk la musique, beurk les paroles, beurk le chanteur avec Je Partirais me Suicider à Hawaï (1/5)...


- Eagles of Death Metal - Heart On (2/5) fait de la pop/rock avec pleins de bonnes inspirations (les Stones beaucoup) mais un résultat assez fade. Fadesse essentiellement due à la voix du chanteur qui gache ce qui aurait pu être un chouette album (peut-être...). Un petit exemple histoire de se faire mal aux oreilles : How Can a Man With So Many Friends Feel So Alone? (2/5)


- The Puppini Sisters - The Rise & Fall of Ruby Woo (1/5) est un groupe que je pourrais aimer (essentiellement parcequ'elles ne se prennent pas au sérieux, font ça pour se marrer et que cela suffit à justifier le fait de faire de la daube) mais leurs voix m'insupportent généralement assez vite. Néanmoins, je vous conseille d'écouter leur reprise de Crazy in Love (3/5) qui si elle ne casse pas grand chose saura faire sourire toute personne ayant eu une radio à l'époque de la sortie de l'originale.


- Brandy - Human (0/5) comme d'hab une jolie voix pour une musique faite refaite rerefaite qui déjà était trop dégoulinante au départ. Seul rayon de soleil du disque avec Human Intro (5/5) : grand moment de philosophie et de musique !




Par Khiyew - Publié dans : Sur Deezer en ce moment... - Communauté : Le Monde du Rock
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 18:25

Bon le temps des fêtes et des chants traditionnels est un peu passé mais pourquoi pas se faire un revival noëlistique avec une petite chanson Irlandaise (et aussi un hymne pacifiste parceque c'est de bonne guerre en ce moment).

Encore les Dropkick Murphys qui ont cette fois fais appel à une armée de flutes pour les appuyer. Les instruments traditionnels Irlandais ont rarement été aussi énergiques...

Paroles

When on the road to sweet Athy,
Hurroo Hurroo
When on the road to sweet Athy,
Hurroo Hurroo
When on the road to sweet Athy
A stick in the hand, A drop in the eye
A doleful damsel I heard cry
Johnny I hardly knew ya

Where are the eyes that looked so mild,
Hurroo Hurroo
Where are the eyes that looked so mild,
Hurroo Hurroo
Where are the eyes that looked so mild
When my poor heart you first beguiled
Why did ya run from me and the child
Johnny I hardly knew ya

Chorus:
We had guns and drums and drums and guns,
Hurroo Hurroo
We had guns and drums and drums and guns,
Hurroo Hurroo
We had guns and drums and drums and guns
The enemy never slew ya
Johnny I hardly knew ya

Where are the legs with which you run,
Hurroo Hurroo
Where are the legs with which you run,
Hurroo Hurroo
Where are the legs with which you run,
When first you went to carry a gun
Indeed your dancing days are done
Johnny I hardly knew ya

Chorus


You hadn't an arm, you hadn't a leg,
Hurroo Hurroo
You hadn't an arm, you hadn't a leg,
Hurroo Hurroo
You hadn't an arm, you hadn't a leg
You're a spinless, boneless, chickenless egg
You'll Have to be put with the bowl to beg
Johnny I hardly knew ya

Chorus

Analyse

Avec une guitare acoustique, un banjo et un accordéon irlandais, ce titre des Dropkick Murphys ne ressemble pas vraiment au premier couplet d'une chanson punk mais plutôt à une chanson triste et désespérée. C'est très certainement pour mieux nous assomer de toute la puissance de l'énergie punk et le vent de révolte qui gicle partout dès le premier refrain.

Une batterie simple mais changeante et entraînante (qui semble pousser le reste du groupe), une ligne de basse au delà des vitesses autorisées, une guitare saturée, des flutes,  et le banjo qui reprennent le thème font que l'énergie transpire de ce morceau. Plusieurs raisons à cela : un thème simple repris par tous les instruments ou presque, un morceau joué très vite et aussi, par moments, ce jeu de batterie qui consiste à donner un coup de caisse claire sur tous les temps du morceau. Ce sont des trucs qui marchent généralement assez bien. Comparez 3 versions de Satisfaction (cf.playlist) l'originale (avec un coup de caisse claire sur tous les temps), une version live (jouée au dessus du tempo ordinair)e et une autre version (sans rien de tout ça). Lesquelles sont les plus énergiques et ne vous donne pas des envies de meurtre ?

Le chant rentre alors en piste alors que les guitares arretent de jouer le thème pour passer sur un accompagnement en accord. Leur jeu à moitié étouffé à moitié sonnant est assez remarquable de technique (ça dénature un peu l'effet "on sait pas jouer" du punk originel mais est plaisant à l'oreille). Les flutes s'occupent de faire des nappes sonores qui enrobent tout ça sans le gacher. Des choeurs viennent même se joindre à la voix principale pour encore augmenter la pression de ce morceau.

A la fin du couplet tous les instruments font une pause laissant le chanteur, une flute et le banjo finir leur phrase. Tous reprennent juste avant le début du refrain, ce qui créé un déséquilibre et donne donc encore de l'énergie, du mouvement dans le morceau.

Le refrain est cette fois-ci chanté. A la fin de celui-ci, encore une pause qui laisse retentir un roulement de caisse claire alors que les cris des guitares se taisent pour laisser chanter les flutes et l'accordéon.

La rythmique du troisième couplet est jouée en mode reggea (en contre-temps sur tous les temps) ce qui donne un effet sautillant et presque festif à l'ensemble. L'accordéon réussis d'ailleurs à se faire une place aux côtés des guitares ce qui était plus difficile pour lui sur l'accompagnement initial.

Les refrains et le couplet suivants sont similaires à ceux du début de la chanson.

Un break reprenant l'arrangement de l'intro de la chanson fait encore ressortir le côté triste de la chanson. La voix solo renforce cet effet.

Son côté révolté étant assuré par les instruments électrisés dans une dernière reprise du refrain.

Avis 4/5

Encore une très bonne reprise punk, encore un morceau de punk qui gagne de l'utilisation d'instruments traditionnels Irlandais. Il est à noter aussi que les musiciens assurent avec leurs instruments pour délivrer tantôt de l'énergie révoltée, tantôt un peu de tristesse. La voix du chanteur est tout simplement parfaite dans son interprétation. Bref, un morceau (et des paroles) qui valent le coup d'y jeter un coup d'oeil.

Par Khiyew - Publié dans : Reprises - Communauté : Le Monde du Rock
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 15:10

Quel plaisir de retomber sur de vieux disques qu'on avait injustement oublié (en l'occurence j'ai plus de lecteur K7 en état de marche et donc une bonne partie des disques que j'écoutais à l'époque - pompés sur des potes - me sont indisponibles).

Pour en revenir au disque, une formation de rêve décide de se réunir pour concocter un mélange entre funk et hard. Ca sonne un peu comme du bon Red Hot Chili Peppers en encore plus Funky et en un peu plus violent.



Analyse

On commence par une intro presque là pour introduire tout le style du groupe. En effet, une des particularités du groupe est de ne pas laisser d'instruments en retrait musicalement par rapport aux autres. Les instruments font donc leur apparition un par un. Un petit grattage de guitare funky, un rythmique syncopée comme il faut, deux trois notes slappées à la basse, la base est là. Il ne manque qu'une guitare saturée pour compléter le tableau mais elle viendra après une autre particularité d'Infectious Grooves : un bassiste comme il en existe trop peu.

En effet, alors que la batterie continue sa rythmique la basse fait une double montée slappée à une vitesse hallucinante. Je ne suis pas un fana de la démonstration instrumentale pour la démonstration, mais quand la virtuosité porte le morceau alors j'en redemande.

La voix fait son entrée dans un style quasi parlé. Elle est vite rejoint par une guitare saturée puis par la guitare funky. Enfin des choeurs (oui c'est ni hard, ni funk les choeurs mais là ça passe quand même) se mettent à répondre à la voix principale. L'intensité du morceau augmente ainsi tout le long de l'intro et du refrain jusqu'au couplet.

En effet, tous les instruments se taisent alors pour ne laisser que la voix. Puis un break de batterie annonce le retour de tout le monde. Le morceau continue comme ça alternant entre refrain, couplet et break de basse ou de batterie.

On a droit à deux arrêts du chant dans la chansons (1'41-2'00 et 3'22-3'30). On dirait presque des solos mais c'est tout simplement les phrases d'accompagnement du morceaux qui sont mises en avant. Sur un autre morceau cela serait un solo de basse hallucinant, là c'est juste une mise en avant. Un peu à la manière de Nuno Bettencourt qui dit qu'une bonne partie de guitare devait durer l'ensemble du morceau et pas se consacrer seulement au solo et donc joue des lignes de guitares digne d'un solo sur l'intégralité de ses morceaux.

Bref, je ne sais pas si c'est pour ne pas s'ennuyer à jouer la même chose tout au long du morceau ou si c'est pour le bonheur de nos oreilles, mais ce dernier est bien là tout au long du morceau.

Avis 4/5

Un peu à la manière du reste de cet album, cette chanson est vraiment un condensé d'énergie qui donnerait l'envie de slammer même à un ado de 16 ans invité à une boum d'ados de 14. Le fait que les différents instruments soient tous très bien exploités techniquement est un plus non négligeable. J'aurais peut-être un jour le courage de m'attaquer à tout l'album qui possède nombres de titres aussi méritants que celui-ci mais pour l'instant on va se contenter de cette petite incursion violente mais funky dans nos oreilles. De la musique qui confirme que les 90's ont aussi valus le coup que les autres décénies niveau musique.

Par Khiyew - Publié dans : Morceaux - Communauté : Le Monde du Rock
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 18:00
Bon ben 2009 a finalement pointé son nez et avec la fin des vacances voici le retour des billets musicaux.

Que souhaiter pour 2009 ?

 Ben plein de bonne musique pour égayer, réconforter nos pauvres oreilles qui se verront tour à tour congelées par le froid hivernal, agressées par le cri des hirondelles printanières, brulées par le soleil estival, ventée par la bise de l'automne pour finalement  être recongelées... Bref comme chaque année c'est casque sur les oreilles qu'on leur fera prendre un peu de bon temps.
Par Khiyew - Publié dans : Divers
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4 : J'irai creuser dans ma discothèque pour me le repasser de temps en temps

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